Tous commerçants, tous clients !

Tous commerçants, tous clients !

  • 18

Un bouleversement est en marche dans les modes de consommation qui modifie forcément nos approches traditionnelles du métier de commerçant,aux pratiques séculaires d’échanges de biens ou de services monétisés.

Chacun à sa place, depuis des siècles : producteurs, distributeurs, grossistes ou détaillants, et consommateurs. Les premiers vendaient aux seconds qui, eux-mêmes, proposaient leurs produits au client final, les diverses couches de la population pouvant ainsi consommer : schéma classique où l’intermédiation entre acteurs professionnels créait la richesse et la redistribuait.

L’intermédiation historique, pourvoyeuse d’emplois et large contributrice aux recettes fiscales et sociales de l’état, se voit progressivement substituée à un nouveau modèle qui se développe grâce aux technologies disruptives de mise en relation des communautés diverses. Au final, l’acte de commerce entre particuliers échappe totalement à l’impôt et aux taxes diverses qui financent aussi notre protection sociale !

Notre modèle est en péril ! L’appareil commercial physique doit supporter, seul, la charge de la fiscalité. Sans rééquilibrage, il ne résistera pas au tsunami qui touche déjà un certain nombre de secteurs de notre économie. Pour autant, doit-on se résigner et attendre le verdict final ?

Non ! Au contraire, car c’est aussi une chance de régénération, d’inventivité et de créativité d’une nouvelle manière de commercer, en donnant un rôle prépondérant de prescription à nos communautés de clients, en les associant aux actions de communication en ligne pour, ainsi, développer nos affaires !

Non ! Car nous autres, commerçants, aurons toujours le rôle principal de maintien du lien social, auquel il faut ajouter la juste rémunération du risque entrepreneurial.

 

Bernard MORVAN
Président fédéral