Synthèse des annonces du Ministre de la santé pour les villes passées en zones d'alerte maximale

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La situation devient préoccupante dans les villes de Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne, qui risquent de passer en « zone d’alerte maximale ».

Paris et les trois départements limitrophes - les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne - seront placés lundi en « état d’alerte maximale » face à l’épidémie de Covid-19 si la situation sanitaire continue de s’y dégrader. Cela impliquera en particulier la fermeture totale des bars, l’interdiction des soirées et des fêtes de famille. Les habitants seront en outre incités à réduire leurs contacts sociaux de façon drastique. La décision n’est pas encore totalement certaine : un point doit encore être effectué dimanche avec la maire de Paris Anne Hidalgo et les autres responsables politiques de la région. Mais la menace paraît très forte.

Les professionnels de la restauration vont proposer des protocoles sanitaires renforcés, qui pourraient, s'ils sont validés, permettre aux établissements de rester « tout ou partie » ouverts même dans les zones d'alerte maximale.

« Le gouvernement va dans les prochains jours examiner les propositions qui lui sont faites par les représentants du secteur de la restauration et étudier des règles éventuelles qui pourraient permettre aux restaurants, y compris en zones d'alerte maximale, de rester en tout ou partie ouverts, mais avec des règles sanitaires renforcées ». Si ces nouvelles règles « nous semblent suffisamment robustes, protectrices, contrôlables, elles seront soumises au Haut Conseil pour la santé publique et si elles étaient validées, elles pourraient alors s'appliquer à toutes les zones d'alerte maximale ».

Interrogé par BFMTV, le cabinet du ministre précise que « si le Haut Conseil pour la Santé publique valide le protocole que nous allons étudier dans les prochaines 48h, on pourra laisser les restaurants ouverts et ça s'appliquera partout en France ».

Le ministre de la santé évoque « un début d'embellie » dans les villes de Bordeaux, Nice et Marseille, « même si les niveaux de circulation du virus y restent très élevés, trop élevés ». Critiqué pour son manque de discussion avec les élus marseillais – mécontents après la fermeture totale des restaurants et des bars –, le ministre de la santé assure qu'il consultera les élus en cas de mesures plus restrictives. 

Olivier Véran est également revenu sur les arrêts de travail pour les cas contact ne pouvant pas télétravailler.

« Quand les personnes contacts sont à domicile et ne peuvent pas télétravailler, elles peuvent bénéficier d'un arrêt de travail dérogatoire, une prescription d'isolement servant de justificatif auprès de l'employeur. »

 Pour faciliter la prescription de ces arrêts de travail, à compter du 3 octobre, les personnes appelées par l'assurance-maladie en raison de leur statut de cas contact à risques pourront procéder elles-mêmes à une demande directement en ligne sur le site declare.ameli.fr. Aucun jour de carence ne sera appliqué dans cette situation. L'assurance maladie contrôlera que la personne est bien recensée comme cas contact.