Revue presse

Les Rencontres des Professionnels de l'Habillement - Lyon - 14 juin 2010

La conférence débat qui s’est tenue le 14 juin dernier à Lyon à l’initiative de la  Fédération Nationale de l’Habillement dans la foulée de son Assemblée Générale a été particulièrement appréciée par les 120 commerçants indépendants du secteur textile-habillement qui y participaient. Le thème qui les rassemblait ?   Vendre la mode demain …

Les raisons de ce succès sont doubles : la  qualité des intervenants présents autour de Caroline Bianzina, du Cabinet Martine Leherpeur Conseil, et surtout  la thématique abordée, au cœur de l’avenir de la profession. Le commerce indépendant est en effet confronté, comme les autres formats de distribution d’ailleurs, aux évolutions des modes de consommation et des attentes consommateurs amplifiées par la crise économique, sur fond de mutations structurelles et démographiques. Lire la suite...


Les Rencontres des Professionnels de l'Habillement

Conférence ‐ débat
« Vendre la mode, ou l’art et la manière de vendre une histoire »
La Fédération Nationale de l’Habillement dévoile les nouvelles façons de vendre…

Animée par Jean‐Christophe Galeazzi (journaliste)
Avec l’intervention de Caroline Bianzina, Martine Leherpeur Conseil et
la présence de Clarisse Reille, ancienne chargée de mission auprès du Ministère de
l’économie et des finances pour la filière textile‐habillement.

Lundi 14 juin 2010
Hôtel SOFITEL LUXURY Lyon Bellecour
20, Quai Gailleton 69288 LYON CEDEX 02
De 14 h 00 à 17 h 15

Cette conférence‐débat permettra de décliner et d’illustrer l’idée que les nouvelles façons de
consommer la mode nécessitent de nouvelles manières de la vendre.

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L’’IMPACT DE LA REFORME DE l’’URBANISME COMMERCIIAL SUR LA CONCURRENCE

A l’occasion de la parution du livre « La face cachée des magasins d’usine »de Frédéric WILLEMS, Responsable des affaires économiques de la Fédération Nationale de l’Habillement
La Fédération Nationale de l'Habillement organise une conférence sur le thème :L’IMPACT DE LA REFORME DE l’URBANISME COMMERCIAL SUR LA CONCURRENCE
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Le 10 mai 2010, de 9h00 à 12h30
(suivie d’un cocktail)
Au Mercure Toulouse Saint Georges
Rue Saint Jérôme - 31000 Toulouse
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Au programme :
LA BANALISATION DES CENTRES DE MARQUES EST-ELLE NEUTRE POUR LES TERRITOIRES ?
- L’évolution des magasins d’usine et la généralisation du déstockage commercial
- TABLE RONDE sur L’impact commercial des centres de marques et la fragilisation du tissu commercial
L’ASSOUPLISSEMENT DES AUTORISATIONS COMMERCIALES A-T-IL PROFITE AUX COMMERÇANTS ?
- La réforme de l’urbanisme commercial et le développement de la Grande Distribution
- TABLE RONDE sur La rentabilité commerciale et la multiplication des surfaces commerciales

  Communiqué de presse

Remise en cause des soldes flottants par le consommateur aussi !

Un sondage BVA de février 2010 pour la Fédération Nationale de l'Habillement (FNH) montre que le consommateur ne plébiscite ni les soldes flottants (60,9 %) ni la multiplication des promotions, préférant un prix plus juste toute l'année sans rabais (66,4 %).

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La branche du commerce de détail de l’habillement et des articles textiles ouvre son site internet !

Contact humain, travail d’équipe, responsabilités, innovation, autonomie, convivialité, passion,...
Voici quelques termes qui qualifient parfaitement notre secteur d’activité : le commerce indépendant de l’habillement et de la lingerie.
Un secteur où les opportunités sont nombreuses et riches en intérêts, que ce soit en termes d’emploi, d’évolution de carrière ou de création/reprise d’entreprise.
Pourtant nos métiers sont encore peu ou mal connus.
Pour y remédier, les organisations professionnelles et les syndicats de salariés du secteur, en partenariat avec AGEFOS PME, ont décidé de communiquer davantage sur leur domaine d’activité : un secteur où l’on entretient des relations privilégiées avec les clients, où l’on a plaisir à travailler en équipe, où l’on doit innover sans cesse pour élargir et fidéliser sa clientèle.

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Le marché de la mode en 2009 : Des opportunités pour les détaillants indépendants dans une France en crise …


La Fédération Nationale de l’Habillement proposera aux professionnels du commerce de prêt‐à‐porter de se pencher sur ce thème au cours des prochaines « Rencontres des professionnels de l’habillement » le 15 juin à Toulouse.

Dans le cadre de sa mission de veille sur l’environnement économique et de prospective pour la profession, et à l’occasion de son assemblée générale annuelle qui se tiendra cette année à Toulouse, la FNH donne la parole à l’Institut Français de la Mode (IFM) afin de présenter les axes de la nouvelle édition du Guide Professionnel « Boutiques de mode, mode d’emploi ».
Régulièrement mise à jour, cette étude fait l’objet d’une publication sous forme de guide à l’usage tant des chefs d’entreprises en activité que des futurs créateurs ou repreneurs de boutiques indépendantes.

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Détaillants multimarques : la FNH reste optimiste et donne des pistes gagnantes...

 

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Suite à son assemblée générale qui s’est déroulée le week-end dernier à Saint Germain en Laye, la Fédération Nationale de l’Habillement a organisé une journée « rencontres des professionnels de l’Habillement » sur le thème :
quelles stratégies gagnantes pour les distributeurs indépendants ? 5 pistes pour réussir…
Cette journée a rencontré un vif succès auprès des professionnels du secteur qui étaient venus nombreux écouter Jean-Pierre Gallois, consultant formateur spécialiste de l’optimisation des points de vente, et conseil auprès des plus grandes chaînes textiles.
Pour mémoire le commerce de l’habillement pèse 26,4 milliards € (source IFM) et le commerce indépendant représente 29 à 32% en valeur de part de marché (cumul multimarques et partenariats).
Le maître mot de la réussite pour ces détaillants : comprendre et tenir compte de l’évolution des modes de consommation. Le consommateur d’aujourd’hui est guidé par la recherche de sensations positives, et subit les tendances liées à la post modernité (ambiguïté hommes-femmes, collusion loisirs/domicile/travail, etc.), il a changé son rapport au temps avec un sentiment d’urgence dans la plupart de ses activités quotidiennes.


Comme on le constate tous les 10 ans, des changements majeurs se produisent actuellement dans la distribution qui influencent le commerce indépendant : nous sommes passés de l’émergence des hypermarchés dans les années 60 à 75, aux centres commerciaux, aux franchises et aux succursalistes pour arriver aux concepts stores des années 95 et 2005. L’avenir sera sans doute marqué par le e-commerce et les achats via de nouveaux médias tels que le téléphone…


Ce n’est pas pour autant une raison de penser que les détaillants multimarques sont voués à disparaître, bien au contraire : le retour d’une demande de plus de proximité, la hausse des coûts de déplacement, le retour vers des tenues plus habillées, le souci de soi, la lassitude engendrée par une offre standardisée des chaînes de distribution sont autant d’indicateurs positifs. Bien connaître sa cible en est un autre, et les multimarques ne doivent pas se tromper : leur coeur de cible, les 35/65 ans représentent 46 % de la population et sont ceux qui enregistrent les plus fortes
progressions pour leurs dépenses d’habillement.


Alors quelles solutions ? Jean-Pierre Gallois en a indiqué quelques unes, qui ne se voulant exhaustives donnent cependant une vision d’ensemble du profil des commerçants indépendants de demain : plus professionnels, mieux formés à la gestion qu’elle soit commerciale, financière ou des ressources humaines, aux techniques d’achats, à l’informatique, plus ambitieux car la rationalisation des coûts fixes et des investissements passe par la multiplication des points de vente, plus curieux et meilleurs communicants, car le commerce de demain ne peut ignorer l’internet.

Loin de rester théorique, la présentation a permis de découvrir des initiatives, de nouvelles expériences menées un peu partout en France qui montrent que certains indépendants sont pleins de ressources et n’hésitent pas à innover. On a pu constater que leurs efforts donnent des résultats.


En s’appuyant sur cette conférence de Jean-Pierre Gallois, la Fédération Nationale de l’Habillement continue son travail visant à faire évoluer plus vite et mieux l’ensemble d’une profession dont la pérennisation passe par la modernisation. La FNH crée pour cela de façon intensive et constante des outils de formation, d’information, élabore des outils de prospective destinés à tous ceux qui sont prêts à s’investir sur l’avenir.


Service de presse FNH :
Faten Djeroudi– Olga GONZALEZ : Tél. 01 44 67 74 34 / Fax. 01 43 72 99 31

Emergence d’une nouvelle génération d’indépendants : à l'occasion de son Assemblée Générale des 8 et 9 juin, la FNH dévoile les dés des stragégies gagnantes

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Emergence d’une nouvelle génération d’indépendants : à l’occasion de sa prochaine assemblée générale, la FNH dévoile les clés des stratégies gagnantes…

 

Depuis 2004 la FNH réalise des études en vue de maintenir une veille sur l’évolution des pratiques professionnelles, ainsi que des habitudes de consommation dans le secteur de l’habillement.

Cette veille lui permet de proposer aux dirigeants indépendants une information pointue et des préconisations pour de nouvelles pratiques professionnelles en vue de les aider à développer leur activité.

Le secteur est marqué par la perspective d’un rajeunissement massif lié à la transmission de 20 000 entreprises dans les années à venir. Les nouveaux dirigeants de boutiques indépendantes doivent prendre davantage de risques, voir plus loin et surtout réexaminer en permanence leur stratégie commerciale s’ils veulent réussir. Ils ont aussi de beaux atouts pour cela : quelles que soient les mutations de la distribution, la consommation de mode reste largement guidée par le plaisir, ce qui rend le concept de boutique multimarque toujours pertinent.

A l’occasion de sa prochaine assemblée générale, qui se tiendra à Saint Germain en Laye, la Fédération Nationale de l’Habillement organise une conférence–débat le 9 juin prochain sur le thème : « Quelles stratégies gagnantes pour les distributeurs indépendants ? 5 pistes pour réussir… »

Conférence animée par Jean-Pierre Gallois, consultant Retail Developments

Ce sera là l’occasion de faire un état des lieux des nouveaux rythmes d’achat et des attentes des consommateurs : accroissement du besoin de renouvellement de l’offre proposée en boutique, segmentation plus fine des cibles, spécialisation, modernisation des lieux de vente (intérieur/extérieur), etc.

On le sait, les indépendants aiment travailler leur différenciation vis-à-vis des chaînes et la segmentation de leur clientèle, cependant les récentes études menées par la FNH montrent qu’ils sont plus attentifs que leurs aînés aux possibilités de collaboration ou de partenariat.

Ces indépendants recherchent de plus en plus l’appui d’un réseau en échange d’un niveau de dépendance plus ou moins accentué qu’ils sont prêts à consentir … dans le cadre de l’affiliation, de la franchise, ou encore de l’appartenance à un groupement d’achat.

Enfin, loin de considérer l’explosion de la vente d’articles de mode par internet comme une concurrence dangereuse, la FNH considère que cette technologie est un nouvel atout et outil de développement pour les indépendants : outil de fidélisation, d’animation du point de vente par envoi d’e-mailings etc.

Une autre piste est l’acquisition de nouveaux points de vente pour un indépendant, stratégie qui se trouve facilitée par l’évolution démographique … Cette approche du commerce permet de mutualiser certains frais généraux, de spécialiser davantage le personnel et surtout au dirigeant de recentrer son activité sur des actions stratégiques (achats, négociations, positionnement de sa boutique).

La richesse de l’offre actuelle des créateurs de mode, la montée en gamme et en niveau de rentabilité de niches comme la mode éthique ou la femme ronde, et bien sûr le regain d’intérêt des consommateurs pour le commerce de proximité, sont autant de bonnes nouvelles pour les indépendants qui sauront s’adapter.

Service de presse FNH :

Faten Djeroudi– Olga GONZALEZ :

Tél. 01 44 67 74 34 / Fax. 01 43 72 99 31 

Mort annoncée du petit commerce en France : 1,8 millions d’emplois supprimés …si les recommandations de la commission Attali sont suivies dans les débats sur la Loi de Modernisation de l’Economie.

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Mort annoncée du petit commerce en France : 1,8 millions d’emplois supprimés …si les recommandations de la commission Attali sont suivies dans les débats sur la Loi de Modernisation de l’Economie.

La Fédération Nationale de l’Habillement rappelle que le Coefficient budgétaire de l’habillement n’est que de 4,6% et que l’inflation mesurée par l’INSEE au 1er janvier 2008/ 2007 était de 0,5% dans l’habillement, alors qu’elle a été de près de 5 % pour l’alimentation.
Si véritablement des soldes flottants sont nécessaires pour faire baisser le coût de la vie, c’est dans l’alimentaire qu’il faut les décréter !
 
Des études démontrent le danger de telles préconisations : dans 5 ans, il ne restera plus en France que quelques grands groupes de distribution dont les consommateurs seront prisonniers car il ne leur restera pas d’alternative !
On peut redouter l’effet inflationniste d’une telle concentration, (avec les risques induits d’entente sur les prix), et l’effet mécanique d’augmentation des prix de référence qui seront affichés…  
On risque d’aboutir à l’effet inverse du but recherché ! 
 
Charles MELCER, Président de la FNH, tient à mettre en garde :
 
« Ne nous y trompons pas : nous sommes demandeurs de vraies réformes mais dans le respect de l’équilibre des différents types de distribution (de toutes tailles), si nécessaire à la vie de tous les jours, à l’équilibre de la société et au choix de vie des Français. »
 

Ouvertures dominicales : la FNH fait son sondage

PARIS (AFP) 20:24

Actu France : Petits commerçants et syndicats unis contre l'ouverture du dimanche
Syndicats et petits patrons du commerce de l'habillement ont fait front commun jeudi contre l'ouverture des magasins le dimanche ce qui mettrait selon eux l'emploi en danger dans les PME, sur fond de polémique après les affaires Louis Vuitton et Usines Center.
L'ensemble des syndicats du secteur, la Fédération nationale de l'habillement (FNH, 55.000 magasins) et plusieurs chambres patronales de petits commerces, représentant au total 2 millions de salariés, ont dénoncé les "attaques contre le repos dominical" et défendu un "principe d'ordre public reconnu par la loi française depuis 1906", lors d'une conférence de presse.
Une "banalisation" du travail dominical n'entraînerait pas de chiffre d'affaires supplémentaire et risquerait de détruire des milliers d'emplois dans les PME, affirment-ils.
Selon un sondage BVA, réalisé fin juin auprès de 482 salariés, "88% des Français veulent préserver le dimanche comme jour de repos commun, 75% ne veulent pas travailler le dimanche, et 82% ne dépenseront pas davantage si les commerces sont ouverts 7 jours sur 7", ont-ils indiqué.
Le débat sur l'ouverture dominicale a ressurgi en juin, avec les décisions de justice interdisant aux 64 commerces de la galerie commerciale Usines Center de Villacoublay (Yvelines) et au magasin Louis Vuitton sur les Champs-Elysées d'ouvrir ce jour-là.
Le ministre des Finances Thierry Breton a estimé jeudi qu'il ne devait "pas y avoir de tabou" à ce sujet, prônant "une large concertation avec tous les acteurs concernés". "Il y a beaucoup d'acteurs qui sont concernés, bien sûr les commerçants, mais aussi les salariés, et tous les acteurs du droit du travail", a-t-il commenté.
Pierre Lellouche, député UMP de Paris, vient lui de déposer une proposition de loi destinée à autoriser l'ouverture dominicale des magasins, sur la base du volontariat.
La loi en vigueur permet à tous les commerces de détail d'ouvrir cinq dimanches par an, mais ils peuvent obtenir des dérogations dans les zones touristiques.
"Les petits commerçants n'ont pas besoin de M. Lellouche pour faire plus de chiffre d'affaires: s'ils gagnaient plus d'argent en ouvrant sept jours sur sept, il y a longtemps qu'ils l'auraient fait", a lancé Charles Melcer, président de la FNH.
"Le chiffre d'affaires n'est pas généré par le travail du dimanche, il est simplement déplacé", a expliqué Françoise Nicoletta pour FO, citant une étude de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris de 2002.
Or "sans chiffre d'affaires supplémentaire, la masse salariale n'augmente pas", poursuit-elle. A titre d'exemple, le magasin Virgin des Champs-Elysées, ouvert tous les dimanche, est passé de "407 emplois en 1991 à 237 en 2005", affirme FO.
"Ouvrir tous les dimanche est humainement impossible pour plus de la moitié des commerces de détail de proximité", qui emploient en moyenne quatre salariés, ajoutent les employeurs.
La concurrence des grands magasins, qui ont, eux, les moyens d'assurer un "turnover" de la main d'oeuvre, entraînerait une "fragilisation" des PME et, à terme, des pertes d'emplois, expliquent-ils.
Le ministre du Commerce Renaud Dutreil a lui-même récement estimé qu'une généralisation des ouvertures sept jours sur sept détruirait des "centaines de milliers" d'emplois.
L'argument du volontariat avancé par les partisans du travail dominical est par ailleurs "fallacieux", selon Karl Ghazi (CGT) puisque "les salariés n'ont en fait souvent pas le choix: ils acceptent ou ils prennent la porte".

CENTRE DE MARQUES - CONSEQUENCES SUR LE COMMERCE

Colloque de Romorantin (2004)

Cette formule, applaudie par plus de 200 personnes, a conclu la première réunion d'information du collectif de commerçants hostiles au projet de centre de marques. Mercredi soir à Sudexpo, des pointures nationales du commerce de détail ont taillé un costume à ce concept marchand.
A la tribune, les orateurs ont délivré des informations unanimement hostiles aux projets de centres de magasins de marques.

L'information nous est tombée par la presse le 1er avril. J'ai cru que c'était un poisson. Depuis, le maire a créé une commission, à laquelle nous participons. Et naturellement, nous ne sommes pas favorables à ce concept. Le centre de marques à Romorantin, c'est pas possible !

Soulevant l'enthousiasme de quelque 200 de ses adhérents du commerce local de Romorantin, Salbris, Blois ou Vendôme, le président de la chambre de commerce, Alain Courtois, a conclu en ces termes et de manière un peu théâtrale une réunion qui, durant deux heures, a consisté en un tir de barrage contre les centres de marques et leurs promoteurs.

C'est que, depuis que ce méchant poisson est arrivé bien à contrecœur dans leurs filets, les commerçants romorantinais – inquiets de l'irruption d'un pareil mastodonte concurrent – ont organisé la résistance : le 3 juin dernier, ils créaient le « collectif interdépartemental Centre pour la valorisation du commerce et de l'artisanat de proximité », revendiquant déjà selon son président, Fabien Denis, plus de 1.500 entreprises et 5.000 emplois, parmi les unions et fédérations commerciales de Vierzon, Bourges, Châteauroux, Châteaudun, Blois, Vendôme, Saint-Amand-Montrond, Salbris, etc.

Le deuxième acte qui en appelle plusieurs autres, s'est joué mercredi soir à Sudexpo, où la grande majorité des commerçants de la ville est venue écouter des ténors nationaux du commerce, dont le coordinateur et sa vice-présidente des collectifs contre les centres de marques, un juriste, un consultant.

“ Le concept est illégal ”

A l'origine magasins d'usines, où l'on écoulait donc invendus et surproductions pour éliminer les stocks, les centres de magasins d'usines et/ou de marques connaîtraient désormais, selon leurs détracteurs présents mercredi, une dérive inquiétante : en fait de magasins d'usines, ils deviendraient de simples et évidents lieux de profits, écoulant de la marchandise fabriquée à vil prix dans les pays émergents, et dans des conditions en marge de la légalité. Un système favorisant les délocalisations et le chômage, autrement dit.

Tout aussi grave, ces magasins seraient désormais l'affaire de promoteurs d'immobilier commercial, dont le profit est le seul moteur, et qui se tournent volontiers vers les fonds de pensions américains (extrêmement volatiles financièrement parlant) pour vendre les structures, une fois qu'elles sont érigées. Bien entendu, les orateurs ont délivré plusieurs statistiques et chiffres qui ont soulevé l'émoi : « Il ne reste que deux commerçants indépendants à Troyes, sur 292 autrefois. A Romans, 79 commerces sont à vendre. Un emploi créé dans un tel centre en supprime quatre dans le commerce de détail et ses prestataires, etc. »

Charles Melcer, président national de l'habillement, pose le problème en terme de choix de société : veut-on des centres-villes avec un commerce de proximité, ou bien de gros centres comme celui en projet, entourés de 150 km de déserts ? « A l'heure du choix, il ne faudra surtout pas se tromper », a-t-il lancé à l'adresse du maire. Jeanny Lorgeoux, précisément, a été interpellé par la salle à l'heure des questions. Il a simplement reprécisé son état d'esprit : « Je suis à l'affût de toute piste pour que la ville ne s'enlise pas, car il faut absolument recréer de l'emploi. Le projet est porté par les douze communes adhérentes aux Grandes Bruyères. Je suis là pour écouter ceux qui sont contre. La décision n'est aujourd'hui pas prise, mais à un moment nous prendrons nos responsabilités. » Le débat sur le centre de marques à Romorantin ne fait que commencer.

Ph. MICARD de « la Nouvelle République » (07/07/2004)

L'OUVERTURE DES DIMANCHES

LA FEDERATION NATIONALE DE L’HABILLEMENT DIT NON !

Rappel de la polémique : l’interview de P. DEVEDJIAN à LA TRIBUNE


Extrait d’un article du FIGARO (12 février 2005) d’Olivier Auguste, intitulé : « Ouverture le dimanche : le non du commerce »

Autoriser les magasins de prêt-à-porter à ouvrir le dimanche, pour soutenir ce qui reste de l'industrie française du textile et de l'habillement. Le projet émane du ministre de l'Industrie face à l'invasion de produits en provenance de Chine. Les prévisions d'importation de pulls, de pantalons ou de chemisiers féminins depuis la République populaire ont doublé, voire triplé après la levée des quotas dans ce secteur le 1er janvier.

Patrick Devedjian a donc proposé, hier dans La Tribune, de permettre aux boutiques de prêt-à-porter – mais pas aux grandes surfaces – d'« ouvrir à terme tous les dimanches ». Dans un premier temps, le ministre suggère d'autoriser huit ouvertures annuelles. Jusqu'ici le maire de chaque commune peut accepter, au maximum, cinq ouvertures dominicales par an. Seuls les magasins à dominante alimentaire peuvent ouvrir tous les dimanches matins.

Reste que le ministre du Commerce, Christian Jacob, aussi chiraquien que Patrick Devedjian est sarkozyste, s'oppose à son collègue. Les centres d'usines seraient les grands gagnants, au détriment des petits commerces qui n'ont « pas le personnel » pour ouvrir le dimanche, estime l'entourage de Christian Jacob, qui demande : « Voulons-nous d'une société dédiée au tout-consommation, sept jours sur sept ? »

Les professionnels dénoncent eux aussi une fausse bonne idée. « M. Devedjian a devant lui une grande carrière de gagnant à Hollywood. Il a provoqué l'hilarité de nos adhérents », ironise Charles Melcer, le président de la Fédération nationale de l'habillement, qui déclare représenter 50 000 commerçants indépendants.

REACTION IMMEDIATE DE LA FNH AUX COTES DE CHRISTIAN JACOB

La FNH se fait entendre à la Télévision et dans la presse par la voix de son président.

L’ouverture le dimanche vivement contestée.

Le Ministre des PME et de la consommation réaffirme samedi dans Le Parisien qu’il n’est « pas favorable » à l’ouverture des magasins de prêt-à-porter le dimanche, comme le suggère Patrick DEVEDJIAN. Cette proposition avait déjà suscité la colère des syndicats du textile.

"Cette demande est très parisienne",
répond Christian Jacob, ajoutant que "le petit commerce de centre-ville, contrairement à certains grands magasins ou grandes surfaces, ne peut pas, lui, se permettre d'ouvrir le dimanche en raison de ses structures en personnels". "Je ne suis pas contre des assouplissements", indique le ministre, "mais dans le cadre législatif actuel car il n'est pas question de fragiliser les commerces de centre-ville au profit de la grande distribution"."On pourrait par exemple envisager de nouveaux découpages des zones touristiques pour coller au plus près de la réalité", prône le ministre qui a toutefois rappelé que… "l'ouverture des magasins le dimanche ne relève que du ministre du commerce".

"Un gag à mourir de rire"

La déclaration de Patrick Devedjian avait déjà provoqué la colère des syndicats et du commerce indépendant."Dire qu'en ouvrant le dimanche on compenserait la levée des quotas chinois, c'est un gag à mourir de rire. Il faudrait alors refuser de vendre des produits chinois le dimanche", affirme Charles Melcer, président de la Fédération nationale de l'habillement, qui représente 40.000 boutiques indépendantes et un quart à un tiers du marché français de l'habillement. "Si vraiment ouvrir le dimanche dopait la consommation, alors je dirais à tout le monde d'ouvrir nuit et jour, 365 jours par an !", a-t-il ironisé. "C'est le pouvoir d'achat qu'il faut doper, et lui n'augmente pas. Si on a dépensé 100 euros le dimanche pour s'équiper, on ne les dépense pas le lundi", a-t-il poursuivi.

L'ouverture le dimanche déjà contestée

NOUVELOBS.COM | 13.02.05 | 09:48

La Fédération nationale de l'habillement et la fédération CFDT textile sont totalement opposées à la proposition du ministre de l'Industrie Patrick Devedjian, d'ouvrir les magasins de prêt-à-porter le dimanche.

"Dire qu'en ouvrant le dimanche on compenserait la levée des quotas chinois, c'est un gag à mourir de rire. Il faudrait alors refuser de vendre des produits chinois le dimanche", a affirmé Charles Melcer, qui représente 40.000 boutiques indépendantes et un quart à un tiers du marché français de l'habillement.
"Si vraiment ouvrir le dimanche dopait la consommation, alors je dirais à tout le monde d'ouvrir nuit et jour, 365 jours par an !", a-t-il ironisé.

Raffarin met fin au débat (Lire article ci-contre)

Ouverture le dimanche: Raffarin désavoue Devedjian

LExpansion.com - 18/02/2005

En déplacement vendredi au Perreux, Jean-Pierre Raffarin a assuré que "nous ne changeons pas les positions en matière d'ouverture le dimanche", opposant ainsi une fin de non-recevoir à son ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian, qui prône l'ouverture dominicale des magasins de prêt-à-porter. Le premier ministre a affirmé : "Je n'ai pas d'attitude fermée mais les principaux partenaires ne sont pas d'accord. Je reste sur la ligne selon laquelle nous avons une organisation du commerce qui n'a pas à changer. On ne peut changer ce type de règles que s'il y a accord".


L’accès aux salons devient plus facile

L’Aedt lance une plate-forme de pré-enregistrement sur Internet.

FINI les queues interminables pour se faire enregistrer à l’entrée d’un Salon professionnel, fini la recherche pendant des heures d’un hôtel et le temps perdu à réserver une voiture ou à trouver un taxi… : C’est une promesse de l’Aedt (Association européenne des détaillants en textile et habillement), qui vient de se doter d’un outil original en vue de faciliter la participation des détaillants aux Salons professionnels. Les 13 fédérations nationales adhérant au projet (France, Belgique, Autriche, Suisse, Espagne, Finlande, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède, Allemagne) travaillent depuis juin 2001 à la mise au point d’une plate-forme Internet qui donnera accès à une série de services liés à la participation ou à la visite de Salons professionnels à travers l’Europe. Pour l’instant, une douzaine de manifestations, comme Moda Barcelona, Mipel, Intersélection ou Tissu Premier, se sont ralliées au projet.

« D’autres devraient suivre très rapidement », affirme Freddy De Neef, directeur d’European Retail Services, la société chargée de mettre au point le projet pour l’Aedt. Symbolisé par la carte magnétique European Service Pass, le service offre aux 400.000 détaillants européens la possibilité, en quelques clics, de réserver hôtel, train, avion, location de voiture et entrée au Salon. « Ce service a vocation à s’étoffer, précise Charles Melcer, président de la française Fnh (Fédération Nationale de l’Habillement), qui a été une des premières en Europe à s’inscrire dans le projet. Nous prévoyons aussi de mettre à disposition, en exclusivité sur le site, une banque de données répertoriant les marques et fournisseurs du textile et de l’habillement en Europe. En un mot, nous voulons professionnaliser encore plus notre profession, grâce à des nouveaux moyens, le plus rapidement possible ». Le projet est également décliné pour la filière meubles et équipement de la maison.

AGNES LEGOEUL

Les dossiers de presse

31/01/2005 : Lancement de l’European Service Pass

31/01/2005 :Publication du premier guide « Boutiques de mode, mode d’emploi »